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Guillaume Apollinaire : le poète et l’artiste

Guillaume Apollinaire est né le 26 août 1880 à Rome, en Italie. Il est l’un des plus grands poètes du début du vingtième siècle.

Guillaume Apollinaire biographie

Il arrive en France en 1902 après avoir travaillé comme précepteur en Allemagne. Par contre, il fréquente les milieux artistiques, développe une amitié profonde avec le peintre Pablo Picasso : il s’intéresse alors au mouvement cubiste.
L’inspiration poétique et l’écriture se révèlent après son premier échec amoureux. De ce fait, il se démarque rapidement par son genre littéraire symbolique : il s’inspire dans la vie et dans la nature, et crée la poésie à partir de son imagination et de son intuition.

Par ailleurs, après une relation passionnée avec la peintre Marie Laurencin, il publie en 1913 « Peintres cubistes ». Et son premier recueil de poèmes, « Alcools », qui rassemble ses écrits rédigés jusqu’alors.

Il rejoint l’artillerie en 1914 sans cesser d’écrire. Naturalisé Français en 1916, il quitte le front, blessé d’un éclat d’obus. En convalescence à Paris, il invente ce terme qui marque aujourd’hui l’histoire de l’art français : le surréalisme.

L’art poétique : entre surréalisme et poésie

Il édite son premier conte «l’Hérésiarque» dans la Revue Blanche, une des nombreuses revues pour lesquelles il travaille comme critique d’art.

En 1917, il écrit pour la première fois le mot surréalisme dans un courrier adressé au poète belge Paul Dermée.

Sa première pièce de théâtre de drame surréaliste « Les mamelles de Tirésias » sort la même année et développe ce nouveau mot : le surréalisme devient populaire, avant de signer la naissance d’un nouveau courant artistique.

Calligramme : le recueil de poésie graphique

En 1918 il publie son second grand recueil poétique, «Calligrammes».
Terme inventé par Apollinaire, il contracte «calligraphie» et « idéogramme» pour nommer ce nouveau style d’écriture artistique : allier la poésie sans rimes ni vers à un graphisme pour former un dessin en cohérence avec les mots.
Entre tradition et modernité, son originalité et sa maîtrise des mots le placent maître du cubisme et précurseur du mouvement surréaliste.
Il meurt de la grippe espagnole le 9 novembre 1918 et repose au père Lachaise, à Paris. En somme, il s’en est allé  ayant marqué à tout jamais le monde littéraire  de ses œuvres intemporelles !