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zoom sur le dormeur du val d’Arthur Rimbaud

Le dormeur du val est une série de strophes constituant un sonnet écrit par Arthur Rimbaud en 1870. Ce poème fait partie du second poème tiré de son œuvre le « Cahier de Douai ». On peut en tirer quelques idées claires à propos du texte en se penchant sur les vers.

le dormeur du val d'Arthur Rimbaud

 

Un reflet de sa jeunesse

Cette œuvre fait partie des poèmes les plus célèbres du poète. On a à faire à un  sonnet façonné d’alexandrins avec un mélange de rimes régulières et croisées. On retrouve cette façon d’écrire dans certaines œuvres de Charles Baudelaire.

Par ailleurs, l’engagement, la volonté de l’auteur de décrier les maux de son époque, alors qu’il n’a que 16 ans se dégage du poème. La guerre franco-prussienne de 1870 fait rage en Europe, si bien que Rimbaud en est profondément affecté surtout avec la bataille de Sedan.

L’histoire raconte que la France est sortie perdante à l’issue de cette bataille. Et le jeune Rimbaud en fut témoin, de son village de Charlevilles. De nombreux soldats Français sont exécutés par le camp adverse, parfois grièvement blessés  au milieu de la campagne. Par contre, nul ne sait s’il avait assisté à la tuerie, où s’il s’était réfugié avec ses parents.

La nature omniprésente

Le paysage, les chants d’oiseaux, le souffle du vent,  tous ces éléments  exprimés par la force des mots démontrent à suffisance la beauté de la poésie. Dans ce sonnet par exemple, l’auteur évoque la verdure, la montagne, la rivière qui ruisselle, les oiseaux qui chantent. Tout ceci surenchérit par les verbes d’action sublime le poème et accroche le lecteur.
En effet, Rimbaud vit au milieu d’un paysage naturel vivifiant, serein et équilibré. Il décrit la nature apaisante dans les vers 1 et 2.

Mais cette nature protectrice qui constitue un refuge pour lui est souillé par la guerre des hommes. Le sang qui coule lui est fortement désagréable. A travers ses mots, on peut ressentir sa peine profonde. Voilà pourquoi il ne manque pas dans ce sonnet  de relater le cas d’un soldat blessé, bercé par le vent, allongé sur « son lit vert ». Un calme trompeur qui peut vouloir évoquer la mort.

Le dormeur du val

C’est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

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Lecture d’une citation de Victor Hugo

Victor Hugo, homme de lettres français du XIXe siècle, écrit un jour ces mots : “ “Si le poète doit choisir dans les choses (et il le doit), ce n’est pas le beau, mais le caractéristique.“. Il semblait alors questionner la question de la subjectivité du cinquième art. Faut-il toujours enjoliver les choses, ou se restreindre à la réalité crue ?

citation victor hugo

La réalité et l’art

Victor Hugo et la subjectivité
Dans cette citation, Victor Hugo montre que le poète, homme de lettres, ne peut se permettre de toujours embellir chaque situation. Ainsi, dans une situation teintée de désespoir et de souffrance, le créateur ne doit pas rendre la douleur plus belle qu’elle ne l’est réellement. C’est la fonction du poète ; Baudelaire en avait déjà fait état autrefois, qualifiant ce rôle de “phare“, celui qui montre la voie. En mentant -ou même en omettant la laideur de certaines choses-, Victor Hugo estime que le poète ne ferait pas bon usage de ses pouvoirs.

Ces mots, tirés du préface de Cromwell, un drame et une des œuvres théâtrales les moins bien connues du poète français. remplit à la fois l’emploi de prévenir le lecteur sur ce qu’il va découvrir (Cromwell étant le récit d’une succession d’échecs, à la fois humains et politiques) et de le moraliser ; il n’est jamais bon de bien enrober les événements sous de beaux mots.

Art poétique et subjectivité

 

La poésie est souvent perçue comme onirique ; à tort. Bien qu’elle soit pleine de sonorités réconfortantes, l’esquisse poétique dépeint aussi parfois la tristesse d’une âme. Le Dormeur du Val d’Arthur Rimbaud en est l’une des preuves. De même, ce sonnet, décrivant le corps, que l’on pense de prime abord endormi, d’un soldat dans une vallée, révèle dans ses dernières syllabes que l’homme est en réalité mort.

Aussi, s’il convient de ne pas choquer les mœurs en adoptant un langage plus romancé. Relater l’existence uniquement dans ses facettes positives est toxique. De ce fait, le poète, en adoptant ce biais utopique, fausse la lecture de ceux qu’il abreuve de ses paroles. Il est un guide, un pionnier : donner une rousse faussée à ceux qui le suivent pourrait être fatal. C’est ici ce que Victor Hugo voulait dire : il est beau d’utiliser de magnifiques mots pour décorer ses textes, les rendre plus joyeux, plus chimériques ; toutefois, il est nécessaire parfois de relater la vérité crue

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Rupture amoureuse : existe-t-il une “bonne façon” de rompre ?

Vivre une rupture amoureuse n’est guère une chose facile. En effet, c’est une situation compliquée où vous vous sentez mal et abandonné. Une séparation amoureuse laisse souvent des blessures dans le cœur. Ces dernières peuvent prendre beaucoup de temps avant de se cicatriser. Mais y a-t-il un moyen de procéder pour assouplir une séparation amoureuse ?

rupture amoureuse

Quelles sont les différentes manières de quitter une personne sans se faire mal ou lui faire du mal ?

 

Nombreux sont les moyens que vous pouvez utiliser pour dire à votre moitié que vous voulez vous séparer. Une d’entre elles consiste à lui écrire une lettre en adoptant le ton d’un poème triste dans laquelle vous lui évoquerez tout ce que vous ressentez. Car, certaines personnes expriment mieux leur sentiment par écrit qu’à l’oral, lorsqu’elles se retrouvent dans des situations difficiles comme une rupture amoureuse. De plus, il n’y a pas de manière plus sûre pour évoquer nos sensations qu’à travers un poème.

Opter pour la poésie ou le verbe écrit est parfois considéré comme de la lâcheté. Toutefois, il vaut mieux annoncer son départ plutôt que de laisser son conjoint dans la tourmente. Grâce aux jeux de mots et des métaphores, l’annonce écrite de la rupture aura son effet de choc, mais il peut atténuer les inquiétudes et permettre ainsi à l’autre de refaire sa vie. 

Mais il y a aussi des personnes qui préfèrent parler du problème de vive voix. L’annonce de la rupture se fait de manière directe. Ainsi vous ne risquez pas de faire face à des malentendus. Vous pourrez aussi ressentir de la paix intérieure. Certes, vous allez être triste. Toutefois, vous allez vous quitter sans vous faire du mal du fait de la parole. A cause de vos échanges verbales,  vous limiterez  d’autres souffrances si un jour vous venez à croiser votre ex en question.

 

La meilleure façon de rompre sans se faire du mal est de ne pas mentir sur le motif de la séparation. Ne cherchez pas d’autres excuses. Dites la vérité à votre compagnon ou votre compagne. Cependant, il faut annoncer la chose avec tact afin de ne pas blesser davantage la personne à qui vous parlez. Comme exemple, si vous trouvez que la personne n’est pas bien pour vous, évitez de lui dire qu’elle est un “mauvais coup”. Reformulez autrement, dites-lui que vous n’êtes pas simplement compatibles. Le choix des mots est primordial dans tous les cas.

Faites preuve d’empathie !

N’hésitez pas de participer en commentaire et de partager votre lecture, si elle vous a plu. Merci !

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Amour de soi : pourquoi s’assumer en toute liberté ?

Est-il difficile pour vous de vous accepter tel que vous êtes ? Si c’est le cas, il est possible que cela vous mine au quotidien. C’est bien dommage, car si vous vous assumiez en toute liberté, vous seriez plus épanoui. Il n’y aurait plus d’écart alors entre l’image que vous projetez et la personne que vous êtes vraiment. Pour vous, ça serait une véritable libération. Mais comment faire pour amorcer une telle transformation ? C’est tout simple : apprenez à vous aimer.

amour de soi

Amour de soi : apprenez à vous connaître et à vous aimer

« Connais-toi toi-même », disait Socrate. Car il savait que la connaissance de soi était la clé de l’épanouissement personnel. Comme lui, vous allez donc devoir apprendre à vous connaître. C’est pourtant loin d’être facile. Comme tout le monde, vous avez des défauts que vous refusez d’assumer. Résultat ? Vous ne vous connaissez pas vraiment. Alors, comment faire ? Comme Montaigne le rappelle dans Les Essais, la solitude est une très bonne méthode pour atteindre la connaissance de soi. Il est peut-être temps pour vous de partir à l’aventure, d’aller à la découverte des us et coutumes qui façonnent le monde.  Prendre du recul dans la nature au milieu de la verdure et des paysages vous aidera à vous regarder autrement. Soyez en mouvement et surtout libre de vos mouvements pour avoir le plein contrôle de votre personne. votre envie de vous connaître est peut-être freinée par le regard des autres ? sautez-le pas en dépassant les regards , soyez vous-même. Servez-vous de la poésie pour vanter vos qualités, osez la prétention !

Le regard des autres, principal frein à la connaissance de soi

Pour arriver à devenir vraiment vous-même, il faut que vous vous affranchissiez du regard des autres. Mais peut-être qu’en société, comme tout le monde, vous portez un masque. Bien souvent, ce masque ne fait qu’augmenter votre mal-être. Au fond, si vous le portez, c’est uniquement parce que vous avez peur d’être rejeté par les autres. Pour vous, rien n’est plus effrayant que de montrer votre différence. Malgré tout, en refusant de révéler votre vraie nature aux autres, vous prenez le risque de passer à côté de votre vie. Alors que si vous vous acceptiez, vous auriez la possibilité de donner du sens à votre existence.

Donnez un sens à votre vie en trouvant votre mission de vie

Si vous vous assumiez en toute liberté, vous seriez capable de trouver votre mission de vie. Pensez à la satisfaction que vous ressentiriez si vous exerciez un métier en phase avec vos aspirations profondes. Vous laisseriez alors derrière vous tous les doutes qui vous rongeaient quand vous refusiez de vous accepter.

Osez vous assumer tel que vous êtes. Cela vous permettra d’être vraiment heureux. 

Faites de votre vie un suave poème !

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Le bonheur consiste-t-il à ne plus rien désirer ?

Cette controverse soulève sa part de poésie et suppose qu’il existerait une relation de cause à effet directe entre bonheur et désir. Pour atteindre l’état de plénitude et d’équilibre qu’on pourrait appeler bonheur, il convient d’éliminer toutes formes de souffrance. En philosophie, la souffrance de l’homme est intimement liée à ses désirs et ne disparaît qu’une fois le désir comblé. L’Homme, tant qu’il aura des désirs ne sera jamais heureux. Pour autant, un homme qui n’aurait aucun désir serait-il susceptible d’atteindre le bonheur ?

Le bonheur consiste-t-il à ne plus rien désirer

Le désir vu comme nuisible au bonheur

Dans la philosophie et l’art poétique, le bonheur est l’état durable de plénitude, cependant atteint lorsque l’homme franchit le cap de tous ses objectifs et qu’il cesse de désirer. D’après Socrate, l’homme sage parvient à jouir de ce qu’il possède déjà, atteignant ainsi le bonheur. Il rejoint par là la pensée d’Épicure. La conception Épicurienne du désir nous donne la définition d’un bonheur basé sur la satisfaction d’un désir naturel, universel et objectif. Il faudrait satisfaire ses désirs et apprendre à ne rien désirer d’autre. Pourtant, d’après Arthur Schopenhauer : « la vie oscille, comme un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l’ennui. ».  Autrement dit, la satisfaction du désir qui mettrait fin à la souffrance liée à ce désir serait toujours suivie de l’ennui dû à l’absence de désir. Il diagnostique le poème et l’art comme catharsis.

Le désir comme pièce maîtresse de notre bonheur

Baruch Spinoza conforte le raisonnement d’ Arthur Schopenhauer en liant intimement l’essence même de l’homme au désir. Ce dernier constituerait le moteur de notre développement. C’est la base de la pensée hédoniste fondée sur le principe suivant : le bonheur réside dans la cumulation de la satisfaction de nos désirs ou du concept de plaisir. Jean Jacques Rousseau apporte encore une autre vision en soutenant que le désir se suffit à lui-même et c’est le fait de désirer qui provoque la jouissance et non son assouvissement.

Votre avis sur le sujet compte : laissez en commentaire votre opinion sur la question si vous en éprouvez le besoin. Partagez avec nous les valeurs qui sont les vôtres !

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Tranquillité d’esprit : un apaisement par la poésie

Comment s’apaiser par la poésie ? Voilà une question qui peut paraître de prime abord audacieuse, mais qui est en réalité plus naturelle qu’on ne le pense. En effet, l’art des mots, outre la liberté qu’il procure à celui qui le manie, permet de faire du langage une chose en soi qui dépasse sa fonction première d’instrument de communication.

les bonheurs de camille

Les mots au-delà du sens : une expérience sonore

Le mot devient dans le poème un ensemble de sons venant stimuler la sensibilité de l’individu. L’harmonie sonore retentit alors comme une partition musicale qui dépasse le sens des phrases, et qui peut même s’en affranchir, comme dans les textes du poète Stéphane Mallarmé.

Un espace de création pour soi-même

Générer un espace de création, tel est alors l’intérêt poétique. Permettre à chacun de se reconstruire par un rapport spontané à la langue, initialement dégradé dans l’enfance, au moment où l’on apprend que lorsque l’on parle, c’est d’abord pour être compris. La poésie permettrait donc de se comprendre soi-même, de se retrouver lors d’un festival verbal allant au-delà de sa signification quotidienne.

Un rajeunissement spirituel en toute sérénité

Dans une véritable cure de jouvence pour l’esprit, qui allie enthousiasme et sérénité, ce qui est rare, écrire, lire ou écouter deviennent dès lors des moments privilégiés que l’on s’accorde, comme un laps de temps consacré à se redécouvrir et, qui sait, à redécouvrir l’autre. En effet, si le langage est souvent le meilleur moyen de s’adresser à son semblable, il souffre parfois d’être mal utilisé. Et ce mésusage risque de le banaliser, alors qu’il demeure une source d’accalmie mentale.

 

Enfin, l’extériorisation représente aussi une ouverture sur le monde que l’on a vite fait d’obstruer dans notre vie quotidienne et qui, pourtant, mériterait d’être développée davantage. Après tout, le rapport entre le dedans et le dehors, entre l’intérieur de soi et l’extérieur, ne constitue-t-il pas la charnière de notre personnalité ?

Pour vous les adeptes de la lecture, vous arrive-t’il souvent  de trouver en un livre ou en des livres de l’apaisement ? Quel est le plaisir que la lecture vous procure ? Pouvez- vous nous le partager en commentaire ?

 

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La poésie d’aimer sans avoir à changer l’autre

Qui ne rêve pas d’un amour qui surpasse tout ? Quel noble et beau sentiment. Dans nos rêves, notre imaginaire n’a pas de frontières. Lorsque l’on rêvasse à l’être aimé, celui-ci peut tout nous apporter, devinant nos désirs sans avoir à les avouer. Comme un doux poème qui pourrait se réaliser, comment faire de la poésie d’aimer une réalité ?

L'être au départ idéalisé et placé sur un piédestal, qui d'un seul regard nous emballe, me comblera-t'il à tout jamais ? Est-il un poème d'amour éternel à vivre ?

Du rêve à la réalité ou de la poésie à la banalité

Etre en couple, est-ce nécessairement couler des jours heureux ? Voilà une question qui revient à chaque fois, surtout lorsqu’on sort d’un long célibat ou lorsqu’on a été victime par le passé d’une rupture amoureuse tumultueuse. L’être au départ idéalisé et placé sur un piédestal, qui d’un seul regard nous emballe, me comblera-t’il à tout jamais ?

Le début d’une relation rime souvent avec passion et déraison, lunettes roses et proses. De ce fait,  l’être aimé nous semble parfait, sa simple présence nous suffit, son absence nous déchire, à l’instar de ce poème connu de Victor Hugo dans « Les Contemplations » : « Je respire où tu palpites » . Est-il vrai qu’aimer, c’est posséder ou bien est-ce se compléter ? Lorsqu’une relation s’installe dans un quotidien, quelle est la recette pour faire perdurer l’amour ? Est-il judicieux de penser que notre partenaire est là pour combler nos besoins, guérir nos blessures, répondre à nos exigences ? Lorsque nous nous apercevons que non, la tentation est grande de vouloir que notre partenaire change. Et s’il était plus romantique… Et si elle était moins distante ? C’est alors que le processus de l’amour conditionné commence : « je serai comblé(e) si seulement il ou elle pouvait changer »…

L’amour se conjugue à l’imparfait

Si l’on admet que l’amour se conjugue à l’imparfait, et que notre bien-aimé(e) n’incarne pas la perfection. Alors, même si l’amour connaît des épreuves, des hauts et des bas, nous réalisons que la poésie d’aimer s’est d’être amoureux de l’autre tel qu’il est. C’est aussi de considérer que soi et l’autre cela fait trois, soit chaque être dans son entièreté, plus la relation. Si chacune des parties est équilibrée, l’harmonie sera préservée.

 

À  l’amour aiguillé par l’instinct qui le porte

Que de bonté en nous pour surmonter la traversée des rudes saisons

Un cœur aimant dans l’absolu qui le comble

Ne peut éconduire la pureté de l’amour au travers d’un moule à dessin 

                                                                       Yannick Monrosé

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De la poésie à écrire, à lire ou à chanter

De la poésie à lire, à écrire ou à chanter (oui !) pour se sentir mieux : une alternative qui fait de plus en plus d’adeptes et qui a bien plus d’un effet …

La poésie peut changer de manière considérable notre vie. Il faut s'y mettre pour y croire.

Se souvenir des choses simples

Elles sont certes d’une simplicité enfantine, mais c’est ce qui les perd. Prenez le temps de créer des poèmes courts afin de repenser à ces choses qui font le monde : la joie, l’amour, le bonheur. Voire même, écrivez puis offrez vos pensées à vos proches afin de partager votre bien-être !

Se sentir plus fort(e)

Vous l’êtes mais avez parfois tendance à en douter. Lisez ou inventez des textes qui parlent de projets menés ou de rêves pensés. Pourquoi ne pas montrer à vous-même cette confiance en la vie et que oui, vous êtes bien là ! Par exemple, réalisez une chanson poétique. Bonne humeur assurée !

Retrouver l’Espoir

Comme l’on dit, “tant qu’il y’ a de l’espoir, il y a de la vie”. Bien plus, ici, il s’agit de retrouver l’espoir en la vie, ou l’espoir d’un rêve qu’on aimerait voir aboutir, car la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Il faut batailler chaque jour pour  faire face aux défis de la vie. Quand vous vous sentez perdu, submergé, incompris, harcelé, … réfugiez dans la poésie. Choisissez un poème qui rappelle que l’Espoir est aussi abstrait que fondamental ; que sans lui, la tristesse gagnerait sans lutte.
La poésie une vie sous-ajacente de Yannick Monrosé est un parfait exercice. Plus que des figures de style, l’on peut y sentir un espoir réaliste.

Un travail sur soi

Vous pouvez aussi écrire des textes directs ou des phrases que vous afficherez chez vous. Par exemple, “je suis forte”, “je vais surpasser cette épreuve” ou encore “je sais ce que je veux”. Faîtes-en une liste et récitez-les quotidiennement.

Une inventivité intensifiée

Croyez en vos capacités d’invention de beaux textes. Vous seriez probablement surpris(e) de votre talent de poète. Ne vous inquiétez pas du sens, souvent des métaphores belles n’ont pour le lecteur aucune matérialité mais signifient tellement pour l’auteur. Osez !

Faites-vous une “routine poeme” en plus de la routine beauté. Vous en verrez instantanément les bienfaits ! A consommer sans modération !

Soyez poétique dans les beaux et les mauvais jours afin de rééquilibrer au quotidien votre bien être  !

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Poème et chanson, même combat !

Si la poésie se définit comme l’art d’évoquer des émotions avec, pour instruments, des sonorités, des vers, la voix et du rythme, comment définiriez-vous la chanson ? Qu’est-ce qui différencie finalement ces deux arts ? Dans l’un on déclame, plus que l’on chante. Dans l’autre, le texte est mis en musique et en mélodie. Ah ! La barrière est si fine. Faisons le point !

La chanson, un poème musical ? Et inversement ?

La poésie tient sa musicalité de plusieurs de ses caractéristiques : les cordes vocales, d’abord. Chanson ou poème, les deux arts utilisent le même instrument : la voix, centre névralgique de l’être humain. Dans le poème, aussi, on trouve un rythme, porté par des vers. Cela offre une harmonie régulière, douce à l’oreille. Enfin, les rimes. Elles enrichissent le texte, elles rebondissent et accentuent le rythme. Ces trois procédés ensemble offrent un réel caractère musical et mélodieux au récit.

Je vous renvoie maintenant à cette question : à votre avis, le slam, chanson ou poème ? Cette forme d’expression est née en 1987 dans le but de démocratiser l’art du poème. Aujourd’hui, elle est mise à l’honneur dans des événements comme la fête de la musique. Chanson poétique, poème musical, et si l’on s’accordait à dire que c’est un mouvement à part entière, qui se situe entre les deux ?

Musique et poèmes, nous avons tout à y gagner

Agréables à écouter, ils nous transportent, certes. À quoi cela peut-il bien nous servir ? Citons les trois bienfaits principaux du poème et de la chanson.

– Se libérer des discours conventionnels. Dans un monde où le langage est trop souvent consacré à nous informer et nous évaluer, le poème et la musique transportent ailleurs.
– Communiquer avec notre sensibilité et nos émotions. La poésie et la chanson nous permettent de grandir en accédant à ce que nous possédons de plus authentique en nous.
– Trouver des réponses. Grâce à ces textes, souvent, nous comprenons ce que nous n’arrivions pas à exprimer tout seul.

N’oubliez jamais le pouvoir des mots et de la voix et merci de bien vouloir donner de la visibilité à mes créations : en vous abonnant à ma Chaîne Youtube et en partageant au maximum mes créations !

 

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Le lâcher-prise ou l’art d’accepter la poésie du réel

Dans notre monde hyper-connecté et infobèse, difficile de lâcher prise et de s’abandonner. Toujours sollicités par nos smartphones, enfermés dans une logique de rentabilité, nous aurions pourtant beaucoup à gagner à ralentir, pour apprécier à nouveau un art poétique de la vie, tant pour notre psychologie individuelle que pour notre destin en tant qu’humanité. Dans cet article, je me permet de suggérer rien de moins qu’un moyen de retrouver prise avec le réel.

tu seras un homme si tu sais lâcher prise …

Lâcher prise pour nous réapproprier le cours du temps

Pris dans le courant de notre fil Twitter, rythmé par les notifications de nos appareils ou nous déplaçant à toute vitesse dans un TGV, nous avons perdu le sens du temps. Plus vite, plus efficace… Nous ne sommes même plus capables de prendre le temps de la marche ou de la rêverie. Une seule solution, même si elle est difficile : lâcher prise, accepter et attendre. Qui sait ? Peut-être ressentirons-nous, entre les lignes du métro et dans les moments perdus de notre quotidien, la beauté de ce qui est.

Lâcher prise pour nous reconnecter à l’art poétique du réel

À trop vouloir contrôler nos vies, nous n’écrivons plus le poème sur la vie, celui qui nourrit notre personne et notre existence de quelque chose de plus grand que le simple cours des choses. Comment écrire notre propre histoire et laisser notre cerveau sur-sollicité remettre chaque événement de notre vie à sa place, si nous ne lui laissons plus le temps de le faire ? Notre bien-être psychologique et la cohérence de notre être payent les pots cassés de notre attitude.

En somme : reprenons tout simplement goût au réel !

En intégrant le lâcher-prise dans notre vie, nous pouvons espérer retrouver une simplicité et une qualité de vie que nous avions oublié. Sur le plan de notre psychologie individuelle, c’est le seul moyen d’éviter les grands maux de notre époque : le burn-out, l’accélération du temps et la perception de plus en plus factuelle de la vie, comme une course dénuée de toute poésie. Lâcher prise, c’est en réalité reprendre prise avec ce qui compte vraiment.