Rupture amoureuse : existe-t-il une « bonne façon » de rompre ?

Vivre une rupture amoureuse n’est guère une chose facile. En effet, c’est une situation compliquée où vous vous sentez mal et abandonné. Une séparation amoureuse laisse souvent des blessures dans le cœur. Ces dernières peuvent prendre beaucoup de temps avant de se cicatriser. Mais y a-t-il un moyen de procéder pour assouplir une séparation amoureuse ?

rupture amoureuse

Quelles sont les différentes manières de quitter une personne sans se faire mal ou lui faire du mal ?

 

Nombreux sont les moyens que vous pouvez utiliser pour dire à votre moitié que vous voulez vous séparer. Une d’entre elles consiste à lui écrire une lettre en adoptant le ton d’un poème triste dans laquelle vous lui évoquerez tout ce que vous ressentez. Car, certaines personnes expriment mieux leur sentiment par écrit qu’à l’oral, lorsqu’elles se retrouvent dans des situations difficiles comme une rupture amoureuse. De plus, il n’y a pas de manière plus sûre pour évoquer nos sensations qu’à travers un poème.

Opter pour la poésie ou le verbe écrit est parfois considéré comme de la lâcheté. Toutefois, il vaut mieux annoncer son départ plutôt que de laisser son conjoint dans la tourmente. Grâce aux jeux de mots et des métaphores, l’annonce écrite de la rupture aura son effet de choc, mais il peut atténuer les inquiétudes et permettre ainsi à l’autre de refaire sa vie. 

Mais il y a aussi des personnes qui préfèrent parler du problème de vive voix. L’annonce de la rupture se fait de manière directe. Ainsi vous ne risquez pas de faire face à des malentendus. Vous pourrez aussi ressentir de la paix intérieure. Certes, vous allez être triste. Toutefois, vous allez vous quitter sans vous faire du mal du fait de la parole. A cause de vos échanges verbales,  vous limiterez  d’autres souffrances si un jour vous venez à croiser votre ex en question.

 

La meilleure façon de rompre sans se faire du mal est de ne pas mentir sur le motif de la séparation. Ne cherchez pas d’autres excuses. Dites la vérité à votre compagnon ou votre compagne. Cependant, il faut annoncer la chose avec tact afin de ne pas blesser davantage la personne à qui vous parlez. Comme exemple, si vous trouvez que la personne n’est pas bien pour vous, évitez de lui dire qu’elle est un « mauvais coup ». Reformulez autrement, dites-lui que vous n’êtes pas simplement compatibles. Le choix des mots est primordial dans tous les cas.

Faites preuve d’empathie !

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Amour de soi : pourquoi s’assumer en toute liberté ?

Est-il difficile pour vous de vous accepter tel que vous êtes ? Si c’est le cas, il est possible que cela vous mine au quotidien. C’est bien dommage, car si vous vous assumiez en toute liberté, vous seriez plus épanoui. Il n’y aurait plus d’écart alors entre l’image que vous projetez et la personne que vous êtes vraiment. Pour vous, ça serait une véritable libération. Mais comment faire pour amorcer une telle transformation ? C’est tout simple : apprenez à vous aimer.

amour de soi

Amour de soi : apprenez à vous connaître et à vous aimer

« Connais-toi toi-même », disait Socrate. Car il savait que la connaissance de soi était la clé de l’épanouissement personnel. Comme lui, vous allez donc devoir apprendre à vous connaître. C’est pourtant loin d’être facile. Comme tout le monde, vous avez des défauts que vous refusez d’assumer. Résultat ? Vous ne vous connaissez pas vraiment. Alors, comment faire ? Comme Montaigne le rappelle dans Les Essais, la solitude est une très bonne méthode pour atteindre la connaissance de soi. Il est peut-être temps pour vous de partir à l’aventure, d’aller à la découverte des us et coutumes qui façonnent le monde.  Prendre du recul dans la nature au milieu de la verdure et des paysages vous aidera à vous regarder autrement. Soyez en mouvement et surtout libre de vos mouvements pour avoir le plein contrôle de votre personne. votre envie de vous connaître est peut-être freinée par le regard des autres ? sautez-le pas en dépassant les regards , soyez vous-même. Servez-vous de la poésie pour vanter vos qualités, osez la prétention !

Le regard des autres, principal frein à la connaissance de soi

Pour arriver à devenir vraiment vous-même, il faut que vous vous affranchissiez du regard des autres. Mais peut-être qu’en société, comme tout le monde, vous portez un masque. Bien souvent, ce masque ne fait qu’augmenter votre mal-être. Au fond, si vous le portez, c’est uniquement parce que vous avez peur d’être rejeté par les autres. Pour vous, rien n’est plus effrayant que de montrer votre différence. Malgré tout, en refusant de révéler votre vraie nature aux autres, vous prenez le risque de passer à côté de votre vie. Alors que si vous vous acceptiez, vous auriez la possibilité de donner du sens à votre existence.

Donnez un sens à votre vie en trouvant votre mission de vie

Si vous vous assumiez en toute liberté, vous seriez capable de trouver votre mission de vie. Pensez à la satisfaction que vous ressentiriez si vous exerciez un métier en phase avec vos aspirations profondes. Vous laisseriez alors derrière vous tous les doutes qui vous rongeaient quand vous refusiez de vous accepter.

Osez vous assumer tel que vous êtes. Cela vous permettra d’être vraiment heureux. 

Faites de votre vie un suave poème !

Charles Baudelaire le poète du spleen et de l’idéal

Charles Baudelaire demeure l’une des figures les plus fascinantes et les plus énigmatiques de la littérature française. Poète maudit, dandy provocateur, traducteur génial et critique d’art visionnaire, il a révolutionné la poésie au XIXe siècle avec une œuvre qui continue d’éblouir et de troubler les lecteurs du monde entier. Son recueil Les Fleurs du Mal, condamné par la justice à sa parution, est aujourd’hui reconnu comme l’un des chefs-d’œuvre absolus de la poésie universelle. Plonger dans la vie de Baudelaire, c’est entrer dans un monde où la beauté surgit du chaos, où la souffrance se transmute en art, où le spleen le plus profond côtoie l’aspiration à l’idéal.

L’enfance et la jeunesse de Charles Baudelaire

Charles Pierre Baudelaire naît le 9 avril 1821 à Paris, dans le quartier Saint-Germain-des-Prés. Son père, Joseph-François Baudelaire, est un homme cultivé de soixante-deux ans, ancien fonctionnaire et amateur de peinture, qui a déjà eu un fils d’un premier mariage. Sa mère, Caroline Archenbaut Dufaÿs, n’a que vingt-six ans au moment de sa naissance. Cette différence d’âge considérable entre ses parents marque dès l’origine le destin singulier du futur poète.

La mort du père en février 1827, alors que Charles n’a que six ans, constitue le premier grand traumatisme de sa vie. Il noue alors avec sa mère une relation d’une intensité presque pathologique, faite d’une tendresse exclusive et d’une fusion émotionnelle qui durera toute sa vie. Cette relation fusionnelle sera brisée en novembre 1828 lorsque Caroline se remarie avec le commandant Jacques Aupick, militaire de carrière ambitieux et rigide, que Baudelaire ne cessera de haïr.

L’arrivée du beau-père représente pour le jeune Charles une rupture irrémédiable avec le paradis de l’enfance, ce pays de Cocagne perdu qu’il évoquera toute sa vie dans ses poèmes. Aupick incarne à ses yeux tout ce qu’il déteste : l’ordre bourgeois, la discipline militaire, l’ambition sociale conformiste. La famille déménage à Lyon lorsque Aupick est nommé à un poste important, et Charles est placé en pensionnat au Collège Royal de Lyon. Enfant solitaire et renfermé, il commence à écrire ses premiers vers dans les marges de ses cahiers.

De retour à Paris, il entre au lycée Louis-le-Grand en 1836, où il se montre brillant mais turbulent, refusant toute discipline qu’il juge arbitraire. En 1839, il obtient son baccalauréat malgré un renvoi temporaire pour indiscipline. Il annonce alors sa volonté de devenir écrivain, ce qui horrifie Aupick, qui voulait pour lui une carrière dans la diplomatie ou le droit. Le conflit entre le beau-père et le beau-fils est désormais total et irréductible.

Le voyage aux Indes et la rencontre de Jeanne Duval

Pour éloigner le jeune Charles de ses fréquentations jugées douteuses dans le milieu bohème parisien, le général Aupick décide en 1841 de l’embarquer de force sur un bateau à destination de Calcutta. Baudelaire refuse d’aller jusqu’au bout et convainc le capitaine de le déposer à l’île Bourbon (aujourd’hui La Réunion) puis à l’île Maurice. Il y reste quelques mois, le temps de contempler des paysages exotiques qui nourriront durablement son imaginaire poétique.

Ces escales tropicales lui inspirent certaines de ses plus belles images : la mer infinie, les parfums épicés, la lumière dorée des îles, la langueur des corps sous le soleil. Des poèmes comme La Chevelure, L’Invitation au voyage ou Parfum exotique portent directement la trace de ces visions insulaires et de leurs sensations enivrantes. Il rentre à Paris en 1842, à sa majorité, et hérite d’une fortune importante laissée par son père biologique : environ 100 000 francs, somme considérable pour l’époque.

C’est à cette époque qu’il rencontre Jeanne Duval, l’amour le plus tumultueux et le plus durable de sa vie. Comédienne d’origine haïtienne aux cheveux noirs et à la beauté sauvage et magnétique, elle sera sa muse, sa « Vénus noire », son tourment et son obsession pendant plus de vingt ans. Leur relation, faite de ruptures et de réconciliations, d’amour passionné et de déchirements douloureux, inspire nombre de ses plus grands poèmes des Fleurs du Mal. Jeanne représente à la fois la beauté charnelle et l’abîme, le désir irrépressible et la menace de destruction.

La vie de dandy parisien et le conseil judiciaire

Installé à Paris, Baudelaire s’établit à l’Hôtel Pimodan sur l’île Saint-Louis, un hôtel particulier du XVIIe siècle où se réunit le Club des Haschischins. Il fréquente Théophile Gautier, Gérard de Nerval, le peintre Eugène Delacroix, dont il sera le plus fervent admirateur et le plus pénétrant critique. Ces années sont celles d’une existence de dandy flamboyant, entièrement consacrée à l’art, à la beauté et au plaisir des sens.

Le dandysme de Baudelaire n’est pas une simple pose sociale : c’est une philosophie de la distinction, un art de vivre qui refuse la vulgarité bourgeoise et affirme la primauté de la beauté sur toute autre valeur morale ou sociale. Mais cette existence somptueuse a un prix : en moins de deux ans, il dilapide une grande partie de son héritage paternel dans les restaurants, les antiquaires, les œuvres d’art et l’entretien de Jeanne Duval.

Inquiet de voir son fils dépenser sans compter, le conseil de famille obtient en 1844 la mise sous conseil judiciaire de Baudelaire. Un tuteur légal, Me Ancelle, est chargé de gérer ses finances et de lui verser une maigre rente mensuelle. Cette humiliation, que le poète vivra comme une mutilation permanente de sa liberté, le contraint à une dépendance financière qui durera jusqu’à sa mort. Il n’aura de cesse de se battre contre cette tutelle qu’il vit comme une injustice insupportable.

Les Fleurs du Mal et le procès de 1857

C’est dans ces années de contrainte matérielle et d’effervescence créatrice que Baudelaire compose l’essentiel des poèmes qui formeront Les Fleurs du Mal. La publication du recueil complet intervient en juin 1857 chez l’éditeur Poulet-Malassis. Le titre lui-même est un paradoxe fulgurant : des fleurs, symboles de beauté et de vie, nées dans la boue et la corruption du mal moral. Cette tension irréductible entre l’idéal et la fange, entre la quête du beau et la conscience aiguë du péché, structure l’ensemble de l’œuvre de la première à la dernière page.

Le recueil est organisé en six sections qui dessinent un itinéraire spirituel cohérent : Spleen et Idéal (la section la plus longue, qui oppose l’aspiration vers le haut et l’écrasement vers le bas), Tableaux parisiens (ajoutée dans la deuxième édition de 1861), Le Vin, Fleurs du Mal, Révolte et La Mort. Cette architecture rigoureuse témoigne de la volonté baudelairienne de faire du recueil non pas une simple compilation de poèmes mais une œuvre totale, un voyage intérieur de l’âme humaine.

Le scandale éclate rapidement. Dès le 5 juillet 1857, le procureur engage des poursuites pour outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs. Le 20 août 1857, Baudelaire est condamné à une amende de 300 francs et à la suppression de six poèmes jugés trop explicitement sensuels. Ces poèmes ne seront légalement réintégrés dans l’édition complète du recueil qu’en 1949. Loin de briser le poète, ce procès le consacre dans son rôle de poète maudit et lui vaut une notoriété nouvelle dans les milieux littéraires européens.

La pensée esthétique et le concept de modernité

Baudelaire n’est pas seulement un poète de génie : il est aussi l’un des critiques d’art les plus pénétrants et les plus visionnaires de son siècle. Ses Salons de 1845, 1846 et 1859, et ses essais sur l’art romantique définissent une esthétique d’une modernité saisissante. C’est Baudelaire qui forge le concept de modernité en art, qu’il définit comme « le transitoire, le fugitif, le contingent » opposé à « l’éternel et l’immuable ». Cette définition reste l’une des plus justes et des plus fécondes jamais formulées sur l’expérience artistique.

Sa théorie des correspondances, développée dans le célèbre sonnet éponyme, postule que tous les sens se répondent dans une harmonie secrète et universelle : les parfums, les couleurs et les sons se correspondent et communiquent entre eux. Cette intuition synesthésique sera fondatrice pour tout le mouvement symboliste qui émergera dans la décennie suivante avec Verlaine, Rimbaud et Mallarmé, tous débiteurs de l’héritage baudelairien.

Le spleen baudelairien n’est pas une simple mélancolie romantique héritée de Chateaubriand ou de Lamartine : c’est un état métaphysique, une conscience aiguë et douloureuse de l’irrémédiable, de la fuite inexorable du temps, de l’impossibilité structurelle du bonheur durable. Face à ce spleen abyssal, l’idéal représente la tentation contraire : la beauté absolue, l’amour total, l’art pur, tout ce qui permet à l’âme de s’élever provisoirement au-dessus de la fange du quotidien.

Le déclin et la mort à Paris

À partir du milieu des années 1860, la santé de Baudelaire se dégrade rapidement et irrémédiablement. Endetté, épuisé, rongé par la syphilis et par l’abus de laudanum, il quitte Paris en 1864 pour Bruxelles, espérant y trouver des éditeurs et donner des conférences rémunérées. C’est un échec cuisant sur tous les plans : le public belge ne comprend pas ce poète étrange, les conférences sont un désastre financier, et Baudelaire sombre dans une misère et un isolement croissants.

En mars 1866, lors d’une visite à l’église Saint-Loup de Namur, il s’effondre victime d’une aphasie et d’une hémiplégie qui le laissent incapable de parler et de marcher. Il est rapatrié à Paris quelques semaines plus tard, dans un état de demi-conscience, privé de la parole qu’il avait si magistralement maîtrisée pendant toute sa vie. Sa mère, qu’il avait tant aimée et tant blessée, vient s’installer à son chevet pour les derniers mois de sa vie.

Charles Baudelaire meurt le 31 août 1867, à l’âge de quarante-six ans, dans une maison de santé parisienne. Il est inhumé au cimetière du Montparnasse, aux côtés du général Aupick qu’il avait toujours détesté. Sa postérité sera immense et rayonnante, à la mesure de l’incompréhension et de la pauvreté dans lesquelles il avait vécu et était mort.

L’héritage de Baudelaire dans la littérature mondiale

L’influence de Baudelaire sur la littérature et la poésie mondiale est incalculable et continue de se faire sentir aujourd’hui. Il est reconnu unanimement comme le père du symbolisme, ce mouvement poétique qui va transformer radicalement la façon d’écrire et de concevoir la poésie en France et en Europe. Paul Verlaine lui rend hommage dans son texte fondateur sur les « poètes maudits ». Arthur Rimbaud, qui l’admire profondément, le dépasse ensuite dans la radicalité de la rupture poétique avec la forme traditionnelle.

Au-delà de la France, son influence s’étend au monde entier. En Angleterre, les poètes décadents de la fin du XIXe siècle se réclament de lui. En Espagne et en Amérique latine, le modernisme de Rubén Darío lui doit une dette immense. Au XXe siècle, T.S. Eliot, Garcia Lorca et de nombreux autres poètes majeurs se placent explicitement dans son sillage. Baudelaire a également inventé une nouvelle façon de penser la ville moderne : ses Tableaux parisiens font de Paris le premier sujet poétique urbain de la modernité, anticipant toute la culture urbaine contemporaine.

Questions fréquentes sur Charles Baudelaire

Pourquoi Les Fleurs du Mal ont-elles été condamnées en 1857 ?

Le recueil a été condamné pour « outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs » en raison de six poèmes jugés trop explicitement sensuels. Le contexte politique conservateur du Second Empire était particulièrement hostile à toute transgression artistique. Cette condamnation a paradoxalement fait des Fleurs du Mal un livre mythique et contribué à la célébrité durable de Baudelaire bien au-delà des cercles littéraires.

Qu’est-ce que le spleen de Baudelaire ?

Le spleen baudelairien est un état d’ennui et d’angoisse existentielle qui va bien au-delà de la simple tristesse. C’est une conscience aiguë de l’écoulement du temps, de l’impossibilité du bonheur durable et de l’écrasement de l’idéal par la réalité quotidienne. Dans les quatre poèmes intitulés « Spleen » des Fleurs du Mal, Baudelaire dépeint des états d’âme allant du vague à l’âme à la terreur noire. Face au spleen, l’idéal représente la tentation de la beauté et de l’élévation spirituelle.

Qui était Jeanne Duval pour Baudelaire ?

Jeanne Duval est la figure féminine la plus importante dans la vie et l’œuvre de Baudelaire. Comédienne d’origine haïtienne, elle fut sa maîtresse pendant plus de vingt ans dans une relation passionnée et destructrice. Baudelaire l’appelait sa « Vénus noire » et lui consacra un cycle de poèmes dans Les Fleurs du Mal. Elle incarnait pour lui le double visage de la femme : beauté dangereuse et fascination irrésistible mêlées d’hostilité et de menace de destruction.

Pourquoi Baudelaire est-il considéré comme un poète moderne ?

Baudelaire est le premier poète à faire de la ville industrielle, de la foule anonyme et de la laideur quotidienne des sujets poétiques légitimes. Avant lui, la poésie se tournait vers la nature idéalisée ou les grandes épopées. Baudelaire trouve le beau dans le laid, le sublime dans le sordide, l’éternel dans le transitoire. Sa définition de la modernité comme « le transitoire, le fugitif, le contingent » reste l’une des formules les plus justes sur l’expérience artistique contemporaine.

Quelles sont les principales œuvres de Baudelaire ?

Ses œuvres majeures comprennent : Les Fleurs du Mal (1857, édition augmentée 1861), son chef-d’œuvre poétique absolu ; Le Spleen de Paris ou Petits Poèmes en prose (publié posthumément en 1869), qui invente le poème en prose urbain ; Les Paradis artificiels (1860), essai sur l’expérience des drogues ; ses écrits de critique d’art réunis dans Curiosités esthétiques et L’Art romantique ; et ses traductions magistrales des œuvres d’Edgar Allan Poe, publiées entre 1856 et 1865, qui introduisent définitivement Poe en Europe.

Le bonheur consiste-t-il à ne plus rien désirer ?

Cette controverse soulève sa part de poésie et suppose qu’il existerait une relation de cause à effet directe entre bonheur et désir. Pour atteindre l’état de plénitude et d’équilibre qu’on pourrait appeler bonheur, il convient d’éliminer toutes formes de souffrance. En philosophie, la souffrance de l’homme est intimement liée à ses désirs et ne disparaît qu’une fois le désir comblé. L’Homme, tant qu’il aura des désirs ne sera jamais heureux. Pour autant, un homme qui n’aurait aucun désir serait-il susceptible d’atteindre le bonheur ?

Le bonheur consiste-t-il à ne plus rien désirer

Le désir vu comme nuisible au bonheur

Dans la philosophie et l’art poétique, le bonheur est l’état durable de plénitude, cependant atteint lorsque l’homme franchit le cap de tous ses objectifs et qu’il cesse de désirer. D’après Socrate, l’homme sage parvient à jouir de ce qu’il possède déjà, atteignant ainsi le bonheur. Il rejoint par là la pensée d’Épicure. La conception Épicurienne du désir nous donne la définition d’un bonheur basé sur la satisfaction d’un désir naturel, universel et objectif. Il faudrait satisfaire ses désirs et apprendre à ne rien désirer d’autre. Pourtant, d’après Arthur Schopenhauer : « la vie oscille, comme un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l’ennui. ».  Autrement dit, la satisfaction du désir qui mettrait fin à la souffrance liée à ce désir serait toujours suivie de l’ennui dû à l’absence de désir. Il diagnostique le poème et l’art comme catharsis.

Le désir comme pièce maîtresse de notre bonheur

Baruch Spinoza conforte le raisonnement d’ Arthur Schopenhauer en liant intimement l’essence même de l’homme au désir. Ce dernier constituerait le moteur de notre développement. C’est la base de la pensée hédoniste fondée sur le principe suivant : le bonheur réside dans la cumulation de la satisfaction de nos désirs ou du concept de plaisir. Jean Jacques Rousseau apporte encore une autre vision en soutenant que le désir se suffit à lui-même et c’est le fait de désirer qui provoque la jouissance et non son assouvissement.

Votre avis sur le sujet compte : laissez en commentaire votre opinion sur la question si vous en éprouvez le besoin. Partagez avec nous les valeurs qui sont les vôtres !

Tranquillité d’esprit : un apaisement par la poésie

Comment s’apaiser par la poésie ? Voilà une question qui peut paraître de prime abord audacieuse, mais qui est en réalité plus naturelle qu’on ne le pense. En effet, l’art des mots, outre la liberté qu’il procure à celui qui le manie, permet de faire du langage une chose en soi qui dépasse sa fonction première d’instrument de communication.

les bonheurs de camille

Les mots au-delà du sens : une expérience sonore

Le mot devient dans le poème un ensemble de sons venant stimuler la sensibilité de l’individu. L’harmonie sonore retentit alors comme une partition musicale qui dépasse le sens des phrases, et qui peut même s’en affranchir, comme dans les textes du poète Stéphane Mallarmé.

Un espace de création pour soi-même

Générer un espace de création, tel est alors l’intérêt poétique. Permettre à chacun de se reconstruire par un rapport spontané à la langue, initialement dégradé dans l’enfance, au moment où l’on apprend que lorsque l’on parle, c’est d’abord pour être compris. La poésie permettrait donc de se comprendre soi-même, de se retrouver lors d’un festival verbal allant au-delà de sa signification quotidienne.

Un rajeunissement spirituel en toute sérénité

Dans une véritable cure de jouvence pour l’esprit, qui allie enthousiasme et sérénité, ce qui est rare, écrire, lire ou écouter deviennent dès lors des moments privilégiés que l’on s’accorde, comme un laps de temps consacré à se redécouvrir et, qui sait, à redécouvrir l’autre. En effet, si le langage est souvent le meilleur moyen de s’adresser à son semblable, il souffre parfois d’être mal utilisé. Et ce mésusage risque de le banaliser, alors qu’il demeure une source d’accalmie mentale.

 

Enfin, l’extériorisation représente aussi une ouverture sur le monde que l’on a vite fait d’obstruer dans notre vie quotidienne et qui, pourtant, mériterait d’être développée davantage. Après tout, le rapport entre le dedans et le dehors, entre l’intérieur de soi et l’extérieur, ne constitue-t-il pas la charnière de notre personnalité ?

Pour vous les adeptes de la lecture, vous arrive-t’il souvent  de trouver en un livre ou en des livres de l’apaisement ? Quel est le plaisir que la lecture vous procure ? Pouvez- vous nous le partager en commentaire ?

 

C’est quoi le sonnet ?

Un sonnet est un petit poème codifié comportant quatorze vers composés de deux quatrains et de deux tercets, rimés en fonction d’une formule bien établie. En poésie française, le sonnet est très utilisé par les célèbres poètes. On recense en littérature  plusieurs type de sonnets : le sonnet français, le sonnet italien, le sonnet madrigalesque ou sonnet madrigal (qui est une sorte de sonnet de plus de quatorze vers)…

un sonnet est parfois perçu comme une chanson ou une mélodie. Mais est-ce vraiment le cas ?

Tout sur le sonnet

Le mot « sonnet » apparu aux alentours du XVIe siècle soit en 1536, vient du mot latin « sonare » qui signifie « sonner » et en italien « sonetto » qui veut dire « son ». C’est la raison pour laquelle le sonnet évoque une sorte de mélodie ou  chanson  poétique. Plusieurs poètes célèbres à l’instar de Pétrarque, Ronsard, Baudelaire, Verlaine, … l’utilisaient dans leurs recueils pour façonner l’art poétique de la plus belle des manières.

Par ailleurs, il faut reconnaître que le sonnet est introduit dans la poésie française au 16e siècle grâce à Joachim Bellay et Clémence Marot.Toutefois, Pierre de Ronsard est l’un des pionniers du sonnet à l’époque très peu répandu en France. Le poète français voit le jour en 1524. Il est à l’origine de plusieurs poèmes connus, notamment « Quand vous serez bien vieille », publié quelques années avant sa mort en 1585. Ce sonnet extrait de son recueil « sonnets pour Hélène » est un poème qui de manière explicite témoigne de son amour profond pour Hélène, et du risque qu’elle court, si jamais, elle vient à s’opposer à ses avances.

Le sonnet est ainsi utilisé par les poètes pour donner du style, traduire les émotions.  L’art poétique à travers les vers et les rimes devient plus que vivant. C’est pour cette raison qu’on dit de la poésie, qu’elle touche directement le cœur et l’âme de ceux qui l’écoutent et la lisent.

Structure du sonnet

 Le sonnet doit comprendre quatorze vers dont deux quatrains et deux tercet ; le tout dernier vers est appelé « chute ». Le mètre (alexandrin) doit être identique. Pour la structure : C’est un jeu d’alternance entre les rimes masculines et féminines  
•   ABBA ABBA CCD EED 
•  ABBA ABBA CCD EDE 
Par ailleurs, de nombreux autres sonnets ont vu le jour au fil des années. C’est le cas du sonnet madrigalesque (une sorte de sonnet de plus de quatorze vers,  différent des formes traditionnelles), sonnet Dantesque, sonnet en écho, sonnet de style arabe etc…

 

Quand vous serez bien vieille

Quand vous serez bien vieille, au soir à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz chantant mes vers, en vous émerveillant :
« Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle. »

Lors vous n’aurez servante oyant telle nouvelle,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de Ronsard ne s’aille réveillant,
Bénissant votre nom de louange immortelle.

Je serai sous la terre, et fantôme sans os
Par les ombres myrteux je prendrai mon repos ;
Vous serez au foyer une vieille accroupie,

Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain :
Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.

Pierre de Ronsard, Sonnets pour Hélène, 1578

 

La poésie d’aimer sans avoir à changer l’autre

Qui ne rêve pas d’un amour qui surpasse tout ? Quel noble et beau sentiment. Dans nos rêves, notre imaginaire n’a pas de frontières. Lorsque l’on rêvasse à l’être aimé, celui-ci peut tout nous apporter, devinant nos désirs sans avoir à les avouer. Comme un doux poème qui pourrait se réaliser, comment faire de la poésie d’aimer une réalité ?

L'être au départ idéalisé et placé sur un piédestal, qui d'un seul regard nous emballe, me comblera-t'il à tout jamais ? Est-il un poème d'amour éternel à vivre ?

Du rêve à la réalité ou de la poésie à la banalité

Etre en couple, est-ce nécessairement couler des jours heureux ? Voilà une question qui revient à chaque fois, surtout lorsqu’on sort d’un long célibat ou lorsqu’on a été victime par le passé d’une rupture amoureuse tumultueuse. L’être au départ idéalisé et placé sur un piédestal, qui d’un seul regard nous emballe, me comblera-t’il à tout jamais ?

Le début d’une relation rime souvent avec passion et déraison, lunettes roses et proses. De ce fait,  l’être aimé nous semble parfait, sa simple présence nous suffit, son absence nous déchire, à l’instar de ce poème connu de Victor Hugo dans « Les Contemplations » : « Je respire où tu palpites » . Est-il vrai qu’aimer, c’est posséder ou bien est-ce se compléter ? Lorsqu’une relation s’installe dans un quotidien, quelle est la recette pour faire perdurer l’amour ? Est-il judicieux de penser que notre partenaire est là pour combler nos besoins, guérir nos blessures, répondre à nos exigences ? Lorsque nous nous apercevons que non, la tentation est grande de vouloir que notre partenaire change. Et s’il était plus romantique… Et si elle était moins distante ? C’est alors que le processus de l’amour conditionné commence : « je serai comblé(e) si seulement il ou elle pouvait changer »…

L’amour se conjugue à l’imparfait

Si l’on admet que l’amour se conjugue à l’imparfait, et que notre bien-aimé(e) n’incarne pas la perfection. Alors, même si l’amour connaît des épreuves, des hauts et des bas, nous réalisons que la poésie d’aimer s’est d’être amoureux de l’autre tel qu’il est. C’est aussi de considérer que soi et l’autre cela fait trois, soit chaque être dans son entièreté, plus la relation. Si chacune des parties est équilibrée, l’harmonie sera préservée.

 

À  l’amour aiguillé par l’instinct qui le porte

Que de bonté en nous pour surmonter la traversée des rudes saisons

Un cœur aimant dans l’absolu qui le comble

Ne peut éconduire la pureté de l’amour au travers d’un moule à dessin 

                                                                       Yannick Monrosé

De la poésie à écrire, à lire ou à chanter

De la poésie à lire, à écrire ou à chanter (oui !) pour se sentir mieux : une alternative qui fait de plus en plus d’adeptes et qui a bien plus d’un effet …

La poésie peut changer de manière considérable notre vie. Il faut s'y mettre pour y croire.

Se souvenir des choses simples

Elles sont certes d’une simplicité enfantine, mais c’est ce qui les perd. Prenez le temps de créer des poèmes courts afin de repenser à ces choses qui font le monde : la joie, l’amour, le bonheur. Voire même, écrivez puis offrez vos pensées à vos proches afin de partager votre bien-être !

Se sentir plus fort(e)

Vous l’êtes mais avez parfois tendance à en douter. Lisez ou inventez des textes qui parlent de projets menés ou de rêves pensés. Pourquoi ne pas montrer à vous-même cette confiance en la vie et que oui, vous êtes bien là ! Par exemple, réalisez une chanson poétique. Bonne humeur assurée !

Retrouver l’Espoir

Comme l’on dit, « tant qu’il y’ a de l’espoir, il y a de la vie ». Bien plus, ici, il s’agit de retrouver l’espoir en la vie, ou l’espoir d’un rêve qu’on aimerait voir aboutir, car la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Il faut batailler chaque jour pour  faire face aux défis de la vie. Quand vous vous sentez perdu, submergé, incompris, harcelé, … réfugiez dans la poésie. Choisissez un poème qui rappelle que l’Espoir est aussi abstrait que fondamental ; que sans lui, la tristesse gagnerait sans lutte.
La poésie une vie sous-ajacente de Yannick Monrosé est un parfait exercice. Plus que des figures de style, l’on peut y sentir un espoir réaliste.

Un travail sur soi

Vous pouvez aussi écrire des textes directs ou des phrases que vous afficherez chez vous. Par exemple, « je suis forte », « je vais surpasser cette épreuve » ou encore « je sais ce que je veux ». Faîtes-en une liste et récitez-les quotidiennement.

Une inventivité intensifiée

Croyez en vos capacités d’invention de beaux textes. Vous seriez probablement surpris(e) de votre talent de poète. Ne vous inquiétez pas du sens, souvent des métaphores belles n’ont pour le lecteur aucune matérialité mais signifient tellement pour l’auteur. Osez !

Faites-vous une « routine poeme » en plus de la routine beauté. Vous en verrez instantanément les bienfaits ! A consommer sans modération !

Soyez poétique dans les beaux et les mauvais jours afin de rééquilibrer au quotidien votre bien être  !

C’est quoi un poème engagé ?

Les styles littéraires des poètes français ont évolué à travers le temps. Certains ont grandi pour prôner le romantisme tandis que d’autres le surréalisme. Les œuvres poétiques sont également nombreuses à défendre une cause ou un sujet qui tient à cœur l’écrivain.

L’objectif du poème

Le poème est un style d’écriture qui cherche à émouvoir et attendrir le lecteur sur divers sujets. Concrètement, l’objectif de l’œuvre est d’influencer les lecteurs à se positionner sur un sujet précis. À cet effet, le lecteur aura les mêmes points de vue que l’auteur sur un sujet politique, la guerre, la religion ou la misère sociale. Cela implique qu’il sera emmené à défendre un point de vue, réfuter une thèse ou soutenir la même cause que l’auteur.

Le poème pour la défense d’une cause

Pour faire passer le message ou rallier le lecteur à sa cause, la poésie engagée utilise les mots à bon escient. De plus, les lecteurs doivent entendre de la musicalité à travers les œuvres. Plusieurs poètes ont utilisé le style littéraire dont le plus connu est Victor Hugo. L’écrivain a dénoncé la misère sociale liée à l’industrialisation sous la reine de Napoléon III. Cela a même conduit à son exil vers Bruxelles en 1851. L’écrivain a aussi défendu à travers ses œuvres le travail des enfants dans « Melancholia » en 1856 ou le combat contre la peine de mort.

Caractéristiques du poème

La poésie de Victor Hugo privilégie l’utilisation de l’emphase pour diffuser un message aux lecteurs. De plus, l’écrivain s’adresse directement à ses lecteurs pour les impliquer dans le sujet. Les vocabulaires utilisés dans les œuvres sont basés autour des champs lexicaux de la guerre, misère ou l’injustice. De plus, les auteurs traduisent l’idée générale des œuvres grâce à quelques éléments. D’abord, le poète utilise de l’allégorie et de la métaphore. Ensuite, l’auteur défendra ses idées grâce à des arguments précis. Le poète peut par exemple utiliser des comparaisons. L’écrivain utilisera aussi la personnification dans ses poésies. Par ailleurs, l’écrivain privilégiera le registre pathétique et épique. Pour information, ces dernières traduisent les expressions des états d’âme et les émotions de l’auteur.

Poème et chanson, même combat !

Si la poésie se définit comme l’art d’évoquer des émotions avec, pour instruments, des sonorités, des vers, la voix et du rythme, comment définiriez-vous la chanson ? Qu’est-ce qui différencie finalement ces deux arts ? Dans l’un on déclame, plus que l’on chante. Dans l’autre, le texte est mis en musique et en mélodie. Ah ! La barrière est si fine. Faisons le point !

La chanson, un poème musical ? Et inversement ?

La poésie tient sa musicalité de plusieurs de ses caractéristiques : les cordes vocales, d’abord. Chanson ou poème, les deux arts utilisent le même instrument : la voix, centre névralgique de l’être humain. Dans le poème, aussi, on trouve un rythme, porté par des vers. Cela offre une harmonie régulière, douce à l’oreille. Enfin, les rimes. Elles enrichissent le texte, elles rebondissent et accentuent le rythme. Ces trois procédés ensemble offrent un réel caractère musical et mélodieux au récit.

Je vous renvoie maintenant à cette question : à votre avis, le slam, chanson ou poème ? Cette forme d’expression est née en 1987 dans le but de démocratiser l’art du poème. Aujourd’hui, elle est mise à l’honneur dans des événements comme la fête de la musique. Chanson poétique, poème musical, et si l’on s’accordait à dire que c’est un mouvement à part entière, qui se situe entre les deux ?

Musique et poèmes, nous avons tout à y gagner

Agréables à écouter, ils nous transportent, certes. À quoi cela peut-il bien nous servir ? Citons les trois bienfaits principaux du poème et de la chanson.

– Se libérer des discours conventionnels. Dans un monde où le langage est trop souvent consacré à nous informer et nous évaluer, le poème et la musique transportent ailleurs.
– Communiquer avec notre sensibilité et nos émotions. La poésie et la chanson nous permettent de grandir en accédant à ce que nous possédons de plus authentique en nous.
– Trouver des réponses. Grâce à ces textes, souvent, nous comprenons ce que nous n’arrivions pas à exprimer tout seul.

N’oubliez jamais le pouvoir des mots et de la voix et merci de bien vouloir donner de la visibilité à mes créations : en vous abonnant à ma Chaîne Youtube et en partageant au maximum mes créations !